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Historique de la 3e église

La troisième église, le couvent et le moulin
Source : Canadian Illustrated News, 17 juillet 1880,
Archives nationales du Québec
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S'il est un terme qui convient bien au contexte entourant l'édification de la troisième église actuelle, c'est bien « malchance ». D'abord, dépassement des coûts prévus, ensuite abandon du chantier par l'entrepreneur général alors que les travaux sont en cours et pire encore, un incendie qui oblige à recommencer tout le gros oeuvre. Afin de comprendre cette succession d'événements qui ont marqué l'histoire de l'église actuelle il faut revenir un peu en arrière; à la construction de la troisième église dont l'actuelle reprend la facture.
La deuxième église devant subir de nombreuses rénovations, les paroissiens formulent une requête pour l'édification d'un nouveau temple. En août 1857, ils adressent une requête à nul autre que Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal. C'est grâce à cette requête que nous savons que des émanations « malsaine [s] » et « très préjudiciable à la santé publique » ont aussi servi de motif à l'appui de celle-ci. Car « un grand nombre de corps [étaient] enterrés dans l'église depuis quelques années »! À l'époque, l'enfouissement des corps sous l'église était d'usage courant; on démontait le plancher et les dépouilles étaient enterrées sous leur banc - après une centaine d'année de cette façon de faire, on peut facilement imaginer que les odeurs émanant du sous-sol pouvaient incommoder les fidèles -.
L'évêché de Montréal répond par l'affirmative à la demande des paroissiens; ainsi une nouvelle église de même qu'une nouvelle sacristie seront bâties.
Il
faut attendre toutefois
en 1858 pour que l'on
invite l'architecte
Victor Bourgeau à en
dresser les plans.
Victor Bourgeau est
alors probablement
l'architecte le plus
connu et le plus actif
dans le Montréal
d'après 1850.
Il s'est gagné une
enviable réputation
particulièrement
dans le domaine de
l'architecture religieuse.
Pour l'église
de Pointe-Claire, il
s'inspire d'un concept
architectural de style
néo-gothique
qu'il a réalisé pour
l'église Saint-Pierre-Apôtre
qu'il vient tout juste
de terminer. De nombreux
délais — une
grave crise économique
survient — repoussent
le début des
travaux à l'année
1868, puis le désistement
de l'entrepreneur Herménégilde
Viau dit Jeanveau en
1870 marque l'entrée
en scène d'Alcibiade
Leprohon, architecte
et principal collaborateur
de Bourgeau et de François-Xavier
Archambault, le nouvel
entrepreneur. La réalisation
de l'ensemble architectural
est poursuivie jusqu'en
1876. La décoration
intérieure sera
réalisée
de 1879 à 1881.
Le temple n'est pas
aussitôt achevé que
survient, le samedi
saint du 17 avril 1881,
un feu dans la deuxième église
— sise à l'est.
Les vents aidant, le
feu se communique à la
nouvelle; les deux églises
de Pointe-Claire sont
détruites.
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